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jeudi 6 juillet 2017

Jeudi 6 juillet 2017. 21h30.

J’ai posté une lettre pour Alain Galan. Pascale m’a appris qu’il avait de serieux problèmes de santé et qu’il était à l’hôpital. Je m’en veux de l’avoir laissé longtemps sans nouvelles. Mais je savais qu’il était à l’affut des progrès de mon livre. Et je n’osais pas me plaindre à lui qu’il ne se passe rien. Je n’aurai vu personne cette semaine. Sans doute les uns, les autres, pensent-ils que j’écris. Que je travaille.

Mercredi 5 juillet 2017. 22h10.

Amélie m’a appris les notes de Camille au bac de français. 19 à l’écrit, 20 à l’oral (à moins que ce ne soit le contraire). Je me sens gonflé d’une vraie joie. Fier d’elle. Fier pour elle. Je la connais depuis qu’elle est si petite, ma jolie nièce. Je lui ai envoyé un message tout de suite. Elle est au Vietnam, en stage dans une association humanitaire américaine. Je lui avais demandé, de là-bas, d’avoir une pensée pour mes parents et leur rencontre à Saïgon. Ce qu’elle a fait. You just think lovely wonderful thoughts, and they lift you up in the air, écrivait James Matthew Barrie dans Peter & Wendy.

Mardi 4 juillet 2017. 20h00.

Ah, pour le coup, c’est un jour à marquer d’une pierre blanche. Il y 155 ans, le 4 juillet 1862, le révérend Dodgson, Lewis Carroll, au cours d’une promenade en barque sur la Tamise d’Oxford remontant vers Godstow, avec à bord les trois filles du doyen Liddell, Lorina, Alice et Edith, inventait pour sa petite muse Les aventures d’Alice au Pays des merveilles (au pays souterrain, en fait). En 1998, pour le centenaire de sa mort, j’étais parti en Angleterre pour tout un reportage, sur ses traces, sa vie, ses livres. A Oxford, je m’étais égaré, cherchant mon hôtel que l’on m’avait réservé très loin du centre. Et voilà que tournant, retournant, à gauche, à droite, je m’étais retrouvé par hasard à Godstow, devant, je me souviens, The trout inn (l’auberge de la truite). J’étais entré prendre un verre, tout étonné et étrangement ému du hasard qui m’avait conduit précisément jusque là, à deux pas des haltes de pique-nique des balades à la rame du révérend Dodgson. Il y a eu bien d’autres coïncidences dans ce voyage. Comme j’aimerais refaire ce périple. Retourner sur la tombe de Carroll à Guildford.

Lundi 3 juillet 2017. 23h30.

Le vrai beau temps est revenu après une semaine molle et grise. J’ai coupé les roses fanées. Il restera celles du Sander’s white, mais j’attends que la toute dernière fleur s'étiole pour commencer. Amélie dînait chez Marion et Jérôme à Saint-Cloud (le bout du monde : une heure et demie pour y aller, autant pour en revenir). Où est la Harpe ?, a demandé Antoine.

Dimanche 2 juillet 2017. 20H50.

Grande balade sans croiser personne ou presque. A croire que nous ne sommes pas début juillet. Je crains que le calme ne dure pas très longtemps. Nous avons profité de l’embellie. La descente vers le port du Lude, le sentier des douaniers passé la cabane Vauban, les sous-bois des Châteliers, le pont Harel. Nous remontions vers la maison quand nous avons vu le train des caravanes qui quittait Carolles. Longue semaine d’occupation. L’après-midi, nous sommes allés sur la falaise pour constater les dégats. Des haies ont été tronçonnées, la végétation a été entièrement arasée par les piétinements et la circulation des véhicules. Lesquels ont creusé de véritables pistes. Il y a des monceaux d’ordures entassés et il traîne, portées par le vent, de nauséabondes odeurs de feuillées. Enfin, l’épisode est passé. N’empêche qu’il va falloir très sérieusement s’occuper ici de prévenir leur éventuel retour.

Samedi 1er juillet 2017. 23h50.

Dans la plate-bande du long de la maison, le feuillage des narcisses avait enfin jauni. J’ai donc pu l’arracher et désherber par la même occasion. Découvert que les dahlias que j’ai plantés en début de mois avaient commencé à sortir de terre. Seulement des bataillons de limaces ont commencé à attaquer sérieusement les jeunes feuillages. Quelques pieds sont presque entièrement dévorés. J’ai répandu des granules. Pourvu cela reprenne. Annick et Norbert sont venus dîner. Ils sont rentrés précipitamment de Sanary où ils étaient en vacances dès qu’ils ont appris l’arrivée des romanichels sur la falaise. Leur maison est en effet aux toutes premières loges. Bon, mais on va parler d’autre chose, non ?

Vendredi 30 juin 2017. 22h45.

Pour masquer les taches sur le sisal (irrécupérables), j’avais cherché un tapis de couloir ancien, genre « oriental ». J’ai fini par en dégotter un, à un prix raisonnable, d’un peu plus de quatre mètres, à motifs gül, bordé d’ocre dans les tons rouge et bleu. Il fallait aller le chercher à Saint-Nazaire. 200 km au bas mot. Nous avons fait l’aller-retour dans la journée. Le ciel couvert et la pluie n’y étaient sans doute pas étrangers, mais j’ai trouvé la ville sinistre. Sans âme. Pas de passé, plus de passé. Les bombardements anglo-américains pendant la guerre l’ont détruite à plus de 85%. Amélie avait un conseil municipal. Nous sommes rentrés juste à l’heure. A l’issue de la réunion, la mairie avait organisé un petit buffet de « mi-mandat ». La conversation a vite roulé sur la Croix-Paquerey et le campement des nomades. Depuis bientôt une semaine, les riverains sont confrontés au bruit incessant, à la saleté, et à toutes sortes de friponneries. Plusieurs cabines à la plage auraient été vandalisées, une meule de foin brûlée. Ils partiront dimanche, m’a assuré Jean-Marie. C’est possible. Mais, sans même parler du coût que vont occasionner le nettoyage et la « cicatrisation » du lieu, comment faire en sorte qu’ils ne reviennent pas ?

Jeudi 29 juin 2017. 22h30.

Pour le dîner d’Amélie, j’avais préparé un tartare de bulots au fenouil, au basilic et à l’ail nouveau, des filets de sardine grillés avec des tomates à la provençale. Depuis le matin, le temps était resté au gris. Plutôt humide. Courte promenade avec la chienne. Du campement, sur la falaise, on entendait le vociférant tintamarre d’une fête nocturne.

Mercredi 28 juin 2017. 21h00.

Au moment de prendre le train à Montparnasse, je me suis aperçu que j’avais oublié mon sac à l’appartement. Trop tard pour retourner le chercher. Et mes clés étaient dedans. Heureusement, Amélie, qui m’avait accompagné à la gare, avait sur elle un double de celles de la voiture. Heureusement, j’avais confié un jeu du trousseau de la maison à Yann et Brigitte. J’ai filé chez eux à peine arrivé. Ils m’ont gardé à déjeuner. Tout s’est bien passé avec La Harpe ? Je ne sais même pas pourquoi je pose la question. Et au village ? Là, c’est plus compliqué. Ils m’ont raconté par le détail l’installation des « gens du voyage » à la Croix Paquerey. Plus de cent-cinquante caravanes, soit au bas mot, un demi-millier de personnes. Ils se sont branchés à l’eau municipale, aux poteaux EDF. Organisent des fêtes bruyantes, roulent à toute allure sur les chemins et constellent d’ordures leur bivouac sauvage. A la préfecture, on aurait, semble-t-il, jugé urgent de ne rien faire, car les envahisseurs auraient « promis » de partir dimanche.

Mardi 27 juin 2017. 22h40.

J’ai déjeuné avec Géraldine aux Petits plats, rue des Plantes. De quand datait notre dernière rencontre ? J’essayais de compter. Trois ans ? Cinq ans ? Trop en tout cas. Je ne fréquente plus grand monde. Je me suis progressivement éloigné de Paris, n’y revenant que très épisodiquement. Ainsi, je ne vois plus guère les attachées de presse des maisons d’édition. Mal à l’aise aussi de plus pouvoir leur dire grand chose sur l’éventuelle parution d’un papier. Oui, j’ai aimé tel livre. Oui, je l’ai proposé. Mais après, cela reste bien aléatoire, et dans le temps, et dans la réalité. Cela m’attriste ces relations distendues. Je connais nombre d’entre elles depuis que j’ai commencé à faire ce métier. Au-delà de la littérature et de l’édition, nous avons partagé pas mal des « choses de la vie ». Et il en est que j’aime vraiment bien. A qui je dois beaucoup. Nous avons fait un peu traîner le déjeuner avec Géraldine, entre les bonnes et moins bonnes nouvelles. Le temps passe, simplement. Alexandre, son fils va avoir quatorze ans. Elle vient de se séparer d’avec Vincent. Je leur avais prêté la maison l’été 2006. Ils étaient revenus tous les trois un week-end, quatre ou cinq ans plus tard. Au jardin, contre le mur de derrière, le rosier Pierre de Ronsard qu’ils avaient apporté alors fait de grosses fleurs tombantes dans le fouillis de la vigne, des ampelopsis, des passiflores et des gesses. Il pleuvait comme nous nous quittions. J’ai pris un taxi pour aller embrasser Nicole chez Caractères. Je suis reparti avec plusieurs exemplaires de mon Herbier, barrés du bandeau rouge « Prix Paul Verlaine 2017 ».

mercredi 5 juillet 2017

Lundi 26 juin 2017. 21h45.

Je vieillis vraiment. Et même un peu en avance. J’ai de la cataracte à l’œil droit. Celui qui m’avait déjà lâché, il y a quelques années. Je m’étais aperçu qu’il y avait un problème un soir que j’avais du mal à déchiffrer les très petits caractères (je relisais Le chevalier des Touches dans l’édition de Lemerre de 1893). J’ai pensé qu’il allait falloir que je change de lunettes. Et bien non, ce n’est pas une histoire de lunettes. Mais ne vous inquiétez pas, m’a dit l’ophtalmo, on verra ça tranquillement l’an prochain. Tu as raison... Tranquillement.

Dimanche 25 juin 2017. 23h15.

Il faut vite que je revienne ! Je n’ai rien fait. Mais Louise, si elle trouve que le temps a passé trop vite à Carolles, a déjà d’autres projets en tête. Demain, elle démarre un stage de couture (pardon, de « stylisme »…), et après s’ouvre pour elle la grande avenue de ses vacances. - Tu viens ici quand tu veux, tu sais. Elle m’a accompagné déposer La Harpe chez Brigitte et Yann. Chez eux, la chienne est… chez elle. Ca se voit tout de suite. Elle prend possession de la maison, du jardin et savoure d’avance une villégiature où pas grand chose ne lui sera refusé. Comme nous rentrions, nous avons été bloqués, en voiture, par une impressionnante noria de caravanes et de camping-cars qui se dirigeait vers la mer. Deux ou trois coups de téléphone et j’ai compris vite : tout un campement de romanichels s’installait sur la falaise. Sur les terrains protégés de la Croix-Paquerey, où il n’est même pas permis de planter une (très occasionnelle et très isolée) tente. Ce n’est pas le meilleur moment pour rentrer à Paris, mais j’ai des rendez-vous que je ne peux pas remettre.

Samedi 24 juin 2017. 20h00.

Amélie est rentrée de la plage plutôt déconfite. Elle a fait tomber son portable dans l’eau. On l’a mis dans un sachet plastique, avec du riz pour absorber l’humidité. J’ai bien peur qu’il soit fichu.

Samedi 24 juin 2017. 18h50.

Vraie surprise. Séverine et Gérald qui emmenaient Thomas visiter le Mont-Saint-Michel pour ses dix ans (il est du 5/6/7, c’est pourtant simple mais cette année encore j’ai réagi en retard) ont réalisé que Carolles était sur leur chemin. Ils sont venus déjeuner. J’avais justement acheté un énorme grondin la veille qu’Amélie a fait au four avec une sauce fraîche aux herbes. J’ai embarqué Thomas voir mon minuscule musée du couloir. Je savais que ça lui plairait. Depuis tout petit, il s’intéresse en effet à l’histoire naturelle. Il est passionné d’insectes, et pas seulement. Ramasse tout ce qu’il trouve, élève des chenilles et des escargots. J’ai encouragé comme j’ai pu (on se voit peu, malheureusement) ce qui ressemble fort à une vocation. Lui offrant des guides, des boîtes de papillons et de coléoptères (ici, il est reparti avec une mue de mygale). Je me sens très proche de ce gamin rêveur et doux. Amélie, Clémence et Louise ont passé l’après-midi à la plage. J’ai travaillé un peu à mon papier sur le livre de Paviot.

Vendredi 23 juin 2017. 23h50.

J'ai été rendre visite à Mme Bassard à l'hôpital. Colette, une de ses filles était là. Il fallait pas venir ! - Mais je passais juste à côté... Nous avons échangé quelques mots. Elle est lasse, dolente. Elle attend. J'ai promis de revenir la voir. Ne vous dérangez pas pour moi ! Nous sommes allés chercher Clémence à la gare. Elle est la marraine de Louise (et la filleule d’Amélie !). Dîner au Comptoir chez Patricia et Michael Fontaine pour fêter conjointement l’anniversaire de Louise, le poste d’attachée parlementaire de Clémence et mon prix de l’Académie. Champagne !

Vendredi 23 juin 2017. 18h40.

Marché à Jullouville, balades sur la falaise avec la Harpe. Courses à Granville pour dénicher le Levi’s (d’anniversaire) de ses rêves. Louise est contente. Elle rit aux éclats. Et moi je me sens tout remué de son évident et fugitif bonheur.

Jeudi 22 juin 2017. 23h00.

Dans le chemin, j’ai croisé Claude, le fils de Mme Bassard, avec Véronique, sa femme. Ils revenaient de l’hôpital de Granville. Ma vieille voisine a été transférée de celui d’Avranches hier. Le chirurgien a attendu là-bas plusieurs jours avant de se décider à l’opérer. Et depuis l’intervention, il ne s’est rien passé. On l’a abandonnée un peu à son sort. Comme elle ne peut plus lire ni regarder la télévision (elle souffre de dégénérescence maculaire), les journées ont été pour elles interminables.Sans parler de l'ankylose et de la douleur. A Granville, elle est censée commencer une rééducation progressive. On verra. Je suis allé chercher Amélie à la gare. Elle était avec Louise, treize ans début juillet, qui passe le week-end avec nous. C’était prévu de longue date. Je suis content. J’aime beaucoup cette gamine, si prompte à s’enthousiasmer, si curieuse de tout. Elle doit lire Les trois mousquetaires pendant l’été. C’est vrai que c’est ton livre préféré ? Pas faux. J’y remets le nez souvent. Plusieurs fois par an. Par bribes. Souvent les mêmes chapitres de cette longue histoire, des Mousquetaires au Vicomte. La thèse et le Carême d’Aramis, la conversation de Richelieu et de Milady surprise grâce aux tuyaux de poêle de l’auberge du Colombier-Rouge. Les retrouvailles (vingt ans après) de d’Artagnan et d’Athos au château de la Fère, l’évasion du duc de Beaufort. Raoul dans l’abbaye de Saint-Denis, la mort et le testament de Porthos. Ce serait bien si tu me le lisais. Pourquoi pas… Et me voilà, après dîner, commençant : Le premier lundi du mois d'avril 1625, le bourg de Meung, où naquit l'auteur du Roman de la Rose, semblait être dans une révolution aussi entière que si les huguenots en fussent venus faire une seconde Rochelle. Plusieurs bourgeois, voyant s'enfuir les femmes du côté de la Grand-Rue, entendant les enfants crier sur le seuil des portes, se hâtaient d'endosser la cuirasse, et, appuyant leur contenance quelque peu incertaine d'un mousquet ou d'une pertuisane, se dirigeaient vers l'Hôtellerie du Franc-Meunier, devant laquelle s'empressait, en grossissant de minute en minute, un groupe compact, bruyant et plein de curiosité. - Attends, attends, je ne comprends pas tout. D’expliquer alors cuirasse, mousquet et pertuisane. De confirmer que les huguenots sont bien des protestants. Et d’assurer qu’on reparlerait bientôt de La Rochelle. Nous avons mis ainsi un bon moment à démarrer l’histoire, débarrassant le texte de ses embûches. Louise s’accrochait, s'accrochait. Et puis d’un coup, elle était accrochée.

mardi 4 juillet 2017

Jeudi 22 juin 2017. 16h40.

Un premier message. Puis un autre. Et puis une dizaine d’autres. Je suis allé m’asseoir au jardin. La liste des prix de l’Académie française vient d’être publiée : j’ai le prix de poésie Paul-Verlaine pour L’herbier des rayons.

Mercredi 21 juin 2017. 18h30.

Grâce à Anne-Marie, mes interrogations de traduction à propos des géraniums noueux (knotted cranesbill) ont été levées. Le bill qui me posait problème se trouve en fait synonyme de beak. Bill s’emploierait pour désigner des becs allongés. Et donc cranesbill se rapporte bien à la forme du fruit des géraniums : des becs de grue. Ouf ! Cela doit faire une bonne semaine que je les ai plantés. Ils souffrent de la chaleur. J’arrose.

Mardi 20 juin 2017. 16h20.

J’ai reçu un message d’Eléonore Pétillot, la jeune femme qui a créé le chenil « libre » où j’ai déjà confié La Harpe trois ou quatre fois. Il règne là-bas une joyeuse atmosphère de colonie de vacances. Mais l’Arche de Léo est bien plus qu’une pension animale hors du commun. C’est une ferme-refuge pour les bêtes abandonnées, maltraitées, en attente d’adoption. Et il se trouve de tout là-bas : des chiens et des chats bien sûr, mais aussi des chevaux, des moutons, des chèvres, des poules et des canards. J’en passe. Un petit miracle de coexistence. L’endroit est en péril. Un enquêteur de la Direction départementale des services vétérinaires, nouvellement nommé et obsessionnel de la réglementation, menace de le faire fermer dans moins d’un mois (il y a aussi une amende conséquente à la clé) si les clôtures tout autour ne sont pas dressées à deux mètres, et si n’est pas aménagé, dans le même délai, un espace exclusivement dédié aux chiens, avec un sol bétonné en pente, des murs isolés, lavables et désinfectables, une évacuation, une ventilation... Plus des pinailleries diverses. Et Eléonore Pétillot d’appeler au secours, car le montant des travaux (sans avoir recours à une entreprise) avoisine les 10 000 €. Elle a lancé une cagnotte à laquelle j’ai participé du mieux que j’ai pu. Son Arche ne mérite pas ce cauchemar bureaucratique. J’espère qu’elle va s’en sortir vite, et au mieux. Raphaëlle m’a commandé un papier sur le livre de Christophe Paviot, Traversée dans la région du cœur. Ca parle de cette peur de tout perdre qui saisit à la naissance d’un enfant et dont ne se défait jamais. Je m’en souviens. J’avais tenté de l’exorciser dans La ballade de Lola. Je ne l’ai pas perdue.

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